« Vienne, toi seule ! »…

Capitale des arts, foyer où viennent naître et s’épanouir bien des talents illustres, Vienne l’ensorceleuse, qui n’a pas succombé à tes charmes ? Certainement pas nous ! Tournoyer au rythme vertigineux des valses, déguster une sachertorte dans un de tes célébrissimes cafés… l’appel de la « dolce vita » autrichienne résonne dans nos esprits ! Voyagez avec nous dans le cœur battant de la Mitteleuropa où écrivains, musiciens et artistes … Continuer de lire « Vienne, toi seule ! »…

Le jour où j’ai visité la ville d’Ystad (prononcer « eushta »)

Profitant de vacances au Danemark, j’ai tanné toute ma petite famille pour aller visiter la Suède voisine et surtout la charmante petite ville d’Ystad, patrie d’Henning Mankell.   De bon matin, nous avons donc pris la direction de la Suède en passant par l’Øresundsbron, le fameux pont de la série The bridge / bron , que reconnaîtrons les amateurs de bon polar. Puis nous avons … Continuer de lire Le jour où j’ai visité la ville d’Ystad (prononcer « eushta »)

Cervantès & Shakespeare ne prennent pas la poussière

A l’occasion de l’anniversaire des 400 ans de la disparition de Cervantès et de Shakespeare et à quelques jours d’une table ronde internationale à la Médiathèque André Malraux, voici de quoi convaincre que ces deux géants sont restés d’une étonnante actualité ! Continuer de lire Cervantès & Shakespeare ne prennent pas la poussière

Guerre d’Espagne, Galice, polar : Marianne, les livres et l’Espagne

marianne 2

Autrefois documentaliste à Metz, Marianne vit en Espagne depuis 25 ans, et elle nous parle de littérature galicienne et de la guerre civile dans les romans et les BD espagnols d’aujourd’hui.

Marianne, peux-tu te présenter ?

J’habite en Espagne depuis maintenant 25 ans ! Je suis arrivée  en Galice, région qui se situe à l’ouest de la Péninsule ibérique, juste au nord du Portugal, pour occuper un poste de lectrice de français à l’École Normale d’Ourense.

galiceJ’ai enseigné ensuite le français à la Faculté de Traduction et d’Interprétation de Vigo. Puis j’ai réussi le concours d’instituteurs et  découvert une nouvelle  passion : enseigner à des enfants de 6 à 12 ans. Les débuts n’ont pas été faciles surtout en ce qui concerne la langue car ici en Galice, les gens parlent deux langues officielles, le l’espagnol et le galicien. Ma première difficulté a été d’apprendre cette langue et surtout de la pratiquer quotidiennement dans mon école.

J’alterne mes lectures en français, en espagnol et en galicien. J’aime découvrir de nouveaux auteurs surtout ceux de Galice. Quelques-uns sont traduits en français depuis longtemps comme Gonzalo Torrente Ballester (La saga/fuga de J.B.), 9782868696489 Camilo José Cela, prix Nobel de littérature en 1989 (La ruche, La famille de Pascual Duarte).cela

La littérature galicienne actuelle est très riche mais malheureusement peu connue au-delà des frontières car peu traduite contrairement aux auteurs catalans comme Carlos Ruiz Zafón, Manuel Vázquez Montalbán ou encore Eduardo Mendoza.

En langue castillane, mes préférences vont aux auteurs qui retracent l’histoire de la guerre civile, thème qui intéresse une génération d’auteurs de plus en plus nombreux, parmi eux :  Almudena Grandes, Víctor del Árbol et Dulce Chacón.

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Balade irlandaise au pays du polar

St Patrick oblige, envolons-nous vers la belle et mystérieuse Irlande.  Mais pas n’importe laquelle : l’Irlande des polars, celle que j’ai découverte au cours de mon voyage de l’été 2014. Trois écrivains en quête d’histoire  Première halte à Belfast, dans le nord du pays, chez Sam Millar pour comprendre l’âme de cette île déchirée par 30 ans de guerre civile meurtrière entre républicains catholiques et loyalistes … Continuer de lire Balade irlandaise au pays du polar

La ville qui m’a donné envie de lire -encore plus !!- et de relire

En arrivant en tongs et en short, plutôt en mode « nature » après mon séjour sur les plages dalmates, je m’attendais bien à me sentir un peu décalée… mais rien ne me préparait au choc culturel que j’ai reçu en découvrant, en Italie, ces rues monumentales et austères, ces immeubles imposants.trieste 2

A force de mer turquoise, j’avais fini par oublier que j’arrivais dans une ville de l’empire austro-hongrois (la 4ème, à l’époque, après Vienne, Budapest, et Prague, ça donne une idée).

Vous l’avez reconnue, bien-sûr, je parle de Trieste, parfois considérée comme la dernière ville du Nord-Est de l’Italie , ou comme la ville de l’extrême sud de l’Europe Centrale, ou bien comme la première ville de la nouvelle Europe élargie à l’Est. De mon point de vue, elle mérite tous ces qualificatifs à la fois : cité méridionale, elle l’est par ses ruelles dans la ville haute, son climat et sa végétation, capitale de la Mitteleuropa aussi et surtout, ne reniant pas son passé impérial !! Devenue italienne, puis allemande, puis libre, puis moitié italienne-moitié yougoslave, pour redevenir italienne, mais si proche, si proche des slovènes et des croates.

De ses frontières sans cesse remises en cause, du mélange ethnique et religieux, linguistique, elle a tiré une incroyable richesse intellectuelle, artistique, et bien entendu littéraire, motivation principale de ma visite.

capo in bDu café du matin (plus que n’importe où ailleurs en Italie, à Trieste, « il caffé » est une institution, grâce sans doute aux cafés Illy qui s’y sont installés) au Spritz du soir (récemment à l’honneur ici), récit d’une journée de promenade littéraire en pleine Mitteleuropa .

« Capo in b » (cappucino in bicchiere, pour le touriste fraîchement débarqué) donc, en arrivant, au Caffé San Marco, là où le poète Umberto Saba et Italo Svevo (Senilità, la Conscience de Zeno) rencontraient les irrédentistes et où se faisait la vie politique et intellectuelle au début du 20ème siècle.

Les jeux d’échecs sont toujours là, la vieille caisse enregistreuse aussi, de même que les moulures du plafond. J’ai vraiment l’impression d’être à Vienne, je m’attends à croiser Freud, Klimt ou Schnitzler, je n’arrive même pas à me figurer que je suis en Italie.café san marco trieste

Un petit tour sur le port, là où commence le Mathias Sandorf de Jules Verne, puis longeant le magnifique front de mer (c’est Budapest au bord de l’Adriatique), cap sur le Canal Grande, dominé par la statue de Joyce. Car James Joyce est l’une des grandes fiertés de Trieste : c’est là qu’est né « Ulysse« , oeuvre majeure de la littérature du 20ème siècle.canal grande

Impossible en revanche de rattacher Boris Pahor, né à Trieste il y a 102 ans et toujours vivant à un lieu particulier dans la ville. Fuyant le fascisme qui s’empare de Trieste dans les années 20, il sera un écrivain slovène et entretient avec sa ville des relations ambivalentes. Ses romans relateront essentiellement sa lutte contre le nazisme et son expérience dans les camps. Continuer de lire « La ville qui m’a donné envie de lire -encore plus !!- et de relire »

Comment rit-on en Europe ?

Pas beaucoup en ce moment, me direz-vous. Raison de plus pour lire cet article, vous me remercierez plus tard.

barres de rire grumpy cat

La réputation d’ humoristes comme les Monty Python, Benoit Poelvoorde, François Damiens et Mister Bean n’est plus à faire (c’est le moment de cliquer sur les liens si vous ne voyez pas de qui je parle). La littérature n’est pas en reste, et belges et britanniques (encore eux) peuvent également se vanter d’une belle tradition de romans humoristiques.

Et les autres, alors  ?

steve carrel meme tu crois etre drole


Voici donc quelques romans made in Europe pour aller s’esclaffer tout seul comme un idiot dans le bus, en se rendant au travail (ce qui ne prédispose pas à la bonne humeur, on est d’accord).

1. C’est vrai qu’on ne s’attend pas forcément à s’en payer une bonne tranche avec la littérature allemande, et pourtant….

meme nietzsche

Et si.. j’étais réincarnée en fourmi ? Et si … Hitler reprenait vie et devenait une star de télé-réalité ? Et Mozart ? Et si mon voisin le hipster charpentier était en fait Jésus ?

Voila les questions existentielles que se posent les écrivains allemands. Ça nous change de Nietzsche.

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Réfugiés : ce que peut la littérature.

C’est un afflux sans précédent de migrants, réfugiés, exilés, déplacés qui arrive en Europe. Tout le monde en parle : les politiques, les médias, internet…et la littérature. Rien que dans la rentrée littéraire 2015, deux écrivains, Paola Pigani (Venus d’ailleurs) et Pascal Manoukian (Les échoués) évoquent des périodes de migrations vers la France (début des transits de migrants par l’ile de Lampedusa dans les années 90, réfugiés kosovars dans … Continuer de lire Réfugiés : ce que peut la littérature.

Les dessous de la littérature belge

Retour sur une rencontre « fort gaie » , comme disent nos amis belges de Belgique,  autour de la littérature belge d’aujourd’hui 2 auteurs bruxellois nous en parlent: Geneviève Damas et Bernard Dan Où l’on apprend que : – le peuple belge est « un peuple de résistants » mais sachant aussi facilement manier  … »le compromis »; – qu’il est loin d’être plein d’humilité mais plutôt « plein …d’humidité »…; – que le … Continuer de lire Les dessous de la littérature belge

L’Europe des polars : Italie

Longtemps, les Italiens se méfièrent du polar lorsqu’il n’était pas anglo-saxon. Le Giallo, la collection jaune en poche, ne proposait souvent que des traductions. Il fallut attendre les années 1960 avec Giorgio Scerbanenco, puis les années 1990 avec le Groupe 13, pour qu’il devienne réellement populaire et national. A découvrir de ville en ville et du nord au sud, une promenade dans tous les genres … Continuer de lire L’Europe des polars : Italie