L’instant norvégien avec Karl Ove Knausgaard

En ce début d’année, j’ai pris une bonne résolution : aller au club des lecteurs de la Médiathèque André Malraux le samedi 12 janvier à 11h du matin. Nous étions huit dont deux nouveaux.

Mais quels livres feraient l’objet des discussions des lecteurs ? Cela je ne le savais pas parce que ce sont eux qui viennent présenter leurs ouvrages préférés. Ca raconte Sarah (Les éditions de Minuit, 2018, ici ) de Pauline Delabroy-Allard reçois un accueil mitigé, Sérotonine n’est pas encore arrivé.

Alors ? A ma grande surprise c’est un roman norvégien qui monopolise l’attention. Un homme amoureux (Denoël, 2014) de Karl Ove Knausgaard. Le deuxième tome de Mon combat, son entreprise autobiographique. L’auteur évoque donc sa vie, s’astreignant à écrire chaque jour à propos  des événements qui surgissent dans son quotidien. Le style direct proche d’un blog, sans relecture, prête à débat. L’auteur explique être « fatigué du style trop travaillé ». Heureusement, la qualité littéraire de son écriture évite les mauvaises surprises. L’ampleur de sa volonté de tout raconter (le livre totalise plus de 700 pages, ce n’est que le deuxième volume parmi cinq édités !) peut inquiéter mais la lecture facile de ces pages contrebalance la première impression.

homme amoureux

Knausgaard évoque son installation dans la capitale suédoise Stockholm et le choix qui s’offre à lui de continuer une vie solitaire ou de se lier avec Linda qu’il rencontre à nouveau. Il présente une description réaliste de la vie courante et notamment de l’égalité homme-femme érigée en principe dans ce pays. Cela ne va pas sans tracas. Le regard des autres est-il parfaitement neutre lorsqu’un homme se promène avec son bébé et que celui-ci pique une crise ? Le papa ne serait-il pas un peu moins capable de calmer la colère que sa maman ?

Le club s’est aussi interrogé à propos de l’usage des noms réels dans le roman. Visiblement l’auteur ne cherche pas à cacher ses personnages sous d’autres identités. Il nomme les personnes rencontrées. Et cela rappelle certains problèmes juridiques rencontrés en France, voir ici.

Voici donc une œuvre originale, contemporaine, européenne. Elle s’inscrit entre le tome 1 intitulé La mort d’un père et le tome 3 Jeune homme mais elle peut se lire indépendamment.

Pour en savoir plus : https://www.letemps.ch/culture/phenomene-litteraire-karl-ove-knausgaard-raconte-vie-fard-filtre

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